La quoi? Photozogarpie? Non, connais pas! Partie 2

Bon. La dernière fois que nous nous sommes parlé nous étions aux alentours de 1839 avec le Daguerréotype et ses portraits de 30 minutes. Vous vous imaginez que bien de l’eau à coulée sous les ponts entre ce prototype et le fabuleux Nikon D3X. Nous voici donc en 1841, l’engouement pour la photographie grandit de jour en jour et les gens aimeraient bien avoir plusieurs exemplaires de leur portraits, chose qui est encore impossible à l’époque. Si nous voulions  distribuer des portraits de nous à la Noël, nous devions faire autant de séances photos! à 30 minutes du portrait, nous devions être vraiment patients! C’est ici qu’entre en jeu William Henry Fox Talbot, inventeur d’un appareil nommé le Calotype. Le temps de pause est drastiquement réduit et, magie, l’image est conservée en négatif et peut être tirée en autant d’exemplaire que souhaité! Le procédé est encore bien complexe par contre:Une feuille de papier est trempé dans un mélange de Nitrate d’argent, quand elle est bien sèche, elle est plongée dans un bain d’iodure de potassium, cette feuille doit ensuite être lavée et séchée. Elle doit ensuite être enduite d’acide gallique pour activer sa propriété photosensible. Une fois l’acide gallique bien en place, la feuille est introduite dans l’appareil. Ne reste plus qu’à lui présenter un peu de lumière pour créer ces images tant convoitées!

Érechthéion, par George Wilson Bridges, 1847. Image négatif obtenue avec un caoltype

Jusqu’ici, l’appareil devait être chargé avant chaque pose. Beaucoup de manipulations étaient nécessaires pour arriver au résultat final. Il a fallut attendre jusqu’en 1884 pour que George Eastman invente (enfin) un film souple sur lequel on peut emmagasiner plusieurs images. En 1888, il inventa un appareil fameux, sauriez-vous deviner lequel? Si vous avez répondus le «Kodak» vous pouvez vous applaudir  car vous avez raison! Ce n’est qu’en 1892 par contre qu’il fonde son entreprise « the Eastman Kodak Company» dans la ville de Rochester dans l’état de New-York. Petit fait cocasse: Quand vous aviez un appareil Kodak, vous pouviez prendre une centaine de clichés, vous deviez ensuite envoyer l’appareil à la compagnie qui tirait les photos, installait un nouveau film dans la caméra et la renvoyait par la poste à son propriétaire! Le slogan de l’époque:

 « You Press The Button and We Do The Rest. »

Appareil Kodak datant de 1889

à bientôt pour la 3ième partie de cette joyeuse épopée photographique!

 

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A propos danybuteau

Dany Buteau, aka danybuteau Éducateur spécialisé de formation, passionné de la photographie, il trouve son bonheur au travers de projets personnels de type D.I.Y. Que ce soit en numérique ou sur pellicule, avec lui tout est sujet à être photographié. Danydémontre un grand intérêt pour la photographie noir et blanc et les nuages en général. Avec Boxov il souhaite faire profiter ses connaissances et ses expériences avec d'autres photographes, tant professionnels qu'amateurs. Pour lui la photo est synonyme de plaisir et de partage.

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