Les grands types de pellicule

Agfa RSXII 200Pour le néophyte, aborder la photographie à film pour la première fois peut être quelque chose d’épeurant. Quel film choisir? Comment s’y retrouver?

La première étape, évidemment, consiste à déterminer quel format de film nous avons besoin. Ceci sera dicté par l’appareil employé. Il existe présentement deux formats de pellicule plus couramment disponible sur le marché. La pellicule 35mm ainsi que la pellicule 120.

La pellicule 35mm (illustrée dans l’image ci-haut) est le type de film le plus couramment employé. Des appareils photo jetables aux appareils réflex tout-en-métal des années 60, en passant par l’inévitable appareil Vivitar en plastique, les appareils photo acceptant le film 35mm sont légion. Alors que la majorité des grands fabricants ont quasi-cessé toute production d’appareils 35mm, certaines compagnies continuent la production. Lomography, Superheadz/Powershovel, Cosina (fabricant des Voigtlander Bessa ainsi que du Zeiss Ikon), ceux-ci ainsi que quelques autres produisent encore des appareils 35mm.

La pellicule 120, tel qu’illustré ci-contre, se présente comme une bobine autour de laquelle est enroulé une bande de papier protégeant le film. Le 120 était au pic de sa popularité dans la seconde moitié du 20è siècle, où elle était employée pour la photographie de mode, la photographie nature et moult autres. L’intérêt du 120 est sa surface beaucoup plus grande que celle du film 35mm, permettant des gradations plus fines, un meilleur potentiel d’enregistrement des détails et une capacité d’agrandissement incroyable. Bien que plus rare de nos jours, les grandes émulsions sont toujours disponibles en 120. Plusieurs fabricants d’appareils 120 subsistent, tel que Lomography (avec la Holga, la Diana F+, la Lubitel 166+, etc), Cosina (avec le Voigtlander Bessa III) ainsi que Mamiya, Hasselblad et autres. En plus, les petites annonces classées, eBay, kijiji, les brocantes et ventes de garages sont de multiples sources où l’on peut se procurer un chouette appareil 120 sans trop endommager la tirelire.

Là où le film 35mm donne généralement une image rectangulaire, le film 120 peut produire des images carrées au format 6×6 ou des photos rectangulaires au format 6×4.5 ou 6×7. Ceci dépendra de l’appareil employé.

Négatif, Diapo, Noir&Blanc?

Une fois qu’on a déterminé notre format de film, il ne reste qu’à déterminer lequel des types de film que l’on désire employer.

Image prise avec du film négatif.

Le plus courant est le film négatif. Ce film est généralement le plus facile à trouver dans les magasins. Ce film se développe aisément dans tout laboratoire ayant un processeur C-41. Disponible dans une variété de sensibilités, le film négatif est une bonne façon de se familiariser avec la photographie traditionnelle. Il est relativement peu coûteux, facile à trouver et, grâce à sa grande latitude d’exposition, pardonne beaucoup les erreurs d’exposition. Les émulsions courantes sont le Kodak Gold, le Kodak Max, le Fujifilm Superia et Superia Xtra. Des émulsions plus précises et au contraste calibré sont également disponible sur le marché. Qualifiés de films professionnels, ceux-ci sont généralement plus coûteux que leur contrepartie grand public. Les grandes émulsions professionnelles sur le marché sont le Kodak Portra et le Kodak Ektar, le Fujicolor Pro 160C et Pro 160NS ainsi que le 400H.

Le film diapo, aussi connu sous le nom de film inversible, est une émulsion qui, une fois développée, donne une image positive. L’intérêt de ce film est la grande vivacité des couleurs. Autrefois, les photographies prises pour les magasines et documents imprimés étaient toutes réalisées en diapositive, pour faciliter le processus d’impression. Sinon, les diapositives étaient projetées et présentées sous forme de diaporama, transférées en Cibachrome (maintenant Ilfochrome) ou négativisées pour être imprimées sur du papier photo. Maintenant, grâce aux minilabs numériques, le film diapositive peut être numérisé et imprimé de la même façon que le négatif. Le film inversible est plus sévère que le négatif en frais d’exposition. Une surexposition ou sous-exposition d’à peine un cran suffit à causer une perte de détail.

Un exemple d'image issue d'un traitement croisé (cross-process)

Un procédé intéressant à réaliser avec le film diapo est le traitement croisé (aussi connu sous le nom de cross-process). Ceci consiste à développer le film diapo dans de la chimie destinée au développement négatif. Cela aura pour effet de grandement modifier la réponse couleur et le contraste de l’image, donnant un effet très lomographique à l’image. Très populaire au milieu des années 1990, ce procédé revient à la mode depuis quelques années.

Les grandes émulsions positives sont le Fujifilm Velvia et Fujifilm PROVIA ainsi que la série Kodak E100.

Image prise avec de la pellicule Kodak Tri-X 400

Le film noir et blanc, lui, existe en deux variations. Le noir et blanc «typique» et le noir et blanc chromogène. Ce qui distinguera l’un de l’autre sera la façon de le développer. Le noir et blanc typique se développe généralement à la main, avec un procédé à trois bains, soit révélateur-bain d’arrêt-fixateur. Le noir et blanc chromogène, aussi connu sous le nom de noir et blanc C-41, se développe comme un film couleur. Ce dernier est donc plus économique pour l’utilisateur occasionnel.

Il existe une grande quantité de films noir et blanc sur le marché, chacun ayant sa signature visuelle distincte. Les grands joueurs noir et blanc sont Ilford et Kodak. Nous aimons particulièrement le Kodak Tri-X 400 et le Ilford Delta.

Alors maintenant que vous êtes armés d’autant de connaissance sur le film, chargez votre appareil favori et sortez faire de la photo!

Si vous avez des questions ou commentaires, n’hésitez surtout pas à nous en faire part. Nous adorons vous lire.

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A propos danybuteau

Dany Buteau, aka danybuteau Éducateur spécialisé de formation, passionné de la photographie, il trouve son bonheur au travers de projets personnels de type D.I.Y. Que ce soit en numérique ou sur pellicule, avec lui tout est sujet à être photographié. Danydémontre un grand intérêt pour la photographie noir et blanc et les nuages en général. Avec Boxov il souhaite faire profiter ses connaissances et ses expériences avec d'autres photographes, tant professionnels qu'amateurs. Pour lui la photo est synonyme de plaisir et de partage.

2 réflexions au sujet de « Les grands types de pellicule »

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