Blackbird, Fly: Banc d’essai

J’ai eu le Blackbird, Fly entre les mains au cours des dernières semaines. Bel objet design, cet appareil promet des photographies délicieusement analogiques, pouvant nous reconnecter avec le côté organique de la photographie en offrant le look et la manipulation classique d’un TLR ainsi que la simplicité de traitement de la pellicule 35mm.

Pour nous remettre en contexte, voici les caractéristiques techniques du Blackbird, Fly.

Blackbird, Fly: Caractéristiques

  • Appareil photo traditionnel, style TLR (Twin-Lens Reflex, ou réflex bi-objectif)
  • Objectif principal de 33mm avec deux choix d’ouvertures: f/7 et f/11
  • Deux vitesses d’obturation: 1/125 ou Bulb
  • Trois formats de prise de vue possible, selon l’usage de masques (fournis). Ceux-ci sont le format standard 24x36mm, format carré 24x24mm ainsi qu’un format 36x36mm, pour faire des photos s’étendant jusque sur les perforations du film
  • Griffe porte-flash
  • Viseur à la taille ainsi que viseur sport, permettant de viser à la hauteur des yeux

Voyons maintenant l’appareil sous tous les côtés:

Le devant du Blackbird, Fly, avec le capuchon protecteur, le déclencheur, le sélecteur d'ouverture, le sélecteur de vitesse d'obturation.

De ce côté, on retrouve la molette d'avance du film ainsi que la fenêtre indiquant le nombre de poses.

De l'autre côté, on a la griffe porte-flash, la manivelle pour rembobiner le film ainsi que le bouton pour embrayer le rembobinage.

À l'arrière, on retrouve le nom de l'appareil photo ainsi que le trou du viseur sport

Et, finalement, sur le dessus on retrouve le viseur avec dépoli. Celui-ci présente des lignes guide pour aider à la composition. On voit aussi, sur le dessus de l'objectif, un indicateur pour la distance de mise au point.

L’habit ne fait pas le moine

Mais les spécifications techniques, ce ne sont que des mots. Ce qu’on obtient réellement, c’est un appareil jouet au design délicieusement rétro-futuriste. À l’usage, on en vient à questionner certains choix de conception. Par exemple, avec un vrai TLR, on voit dans le viseur où la mise au point est effectuée, le deuxième objectif étant couplé à l’objectif principal. Ce n’est pas le cas ici. La mise au point se fait par sélection de distance, le viseur n’indique pas la mise au point.

Malgré ce détail, il faut spécifier que la qualité de construction est quasi-irréprochable, surtout pour un appareil de ce type. Les molettes répondent bien, le dos de l’appareil est solide, le mécanisme de chargement de film est sécuritaire et bien conçu, le viseur est clair.

À la prise de vue, l’appareil se révèle confortable et facile à utiliser. Il ne possède que deux réglages d’ouverture, f/7 et f/11 (représentés par l’icône nuage et l’icône soleil, respectivement). Idem pour la vitesse d’obturation, c’est soit 1/125, soit bulb. Il est donc difficile de se tromper. Vu les réglages d’ouverture peu lumineux, il faudra prévoir de la pellicule sensible afin d’éviter la sous-exposition. ISO 200 sera le minimum pour une journée ensoleillée mais ISO 400 serait plus prudent.

Cliquez-ici pour voir les images prises avec le Blackbird, Fly

Perplexe

Après avoir passé deux rouleaux de film dans l’appareil, je suis aussi perplexe que la journée où je l’ai reçu. Je n’arrive pas à dire si j’aime l’appareil ou s’il me laisse complètement indifférent. Quand j’utilise un appareil jouet, je m’attends à ce qu’il me fasse sourire, à ce qu’il soit imprévisible, excentrique, quasi-caractériel à l’usage. Je m’attends à ce que l’appareil ait du caractère. Je n’ai pas eu cette impression avec le bbf. Il est très fiable, résistant, un peu trop bien conçu pour ce segment. Les photos sortant de l’appareil sont un peu trop propres, un peu trop parfaites pour provenir d’un toy camera. Alors peut-être que ce n’est pas un appareil jouet.

Mais si j’utilise un appareil photo plus sérieux, je vais vouloir avoir un plus grand choix d’ouvertures et de vitesses d’obturation, je vais espérer que l’objectif de visée soit couplé avec l’objectif principal, deux choses que le bbf n’a pas. Alors peut-être n’est-ce pas un appareil photo sérieux.

Voilà donc où est le problème. Le Blackbird, fly, quoi que superbe à regarder, manque de personnalité. À plusieurs reprises, alors que j’avais le bbf avec moi, j’ai préféré prendre un autre appareil que celui-ci pour faire des photos.

Au final, je recommande cet appareil aux personnes désirant aborder le monde des appareils photo jouet mais désirant quand même un résultat propre, ayant un peu peur de l’imprévu. Je ne le recommanderais pas aux amateurs de clichés très lo-fi, aux possesseurs de Lomo LC-A ou de Lubitel. Ceux-ci risqueraient d’être déçus.

Cote boxov

Agréables et efficaces, les lauréats de la cote boxov «B» sont des maîtres de leurs domaines et, malgré certains bémols, effectuent leurs taches avec brio.

J’accorde donc la cote boxov B- au Blackbird, Fly. J’ai longuement hésité entre accorder un B ou un C pour finalement y aller d’un B-. Je ne peux en vouloir au bbf d’être trop bien conçu!

Boxov aime

  • La construction fiable
  • Le design joli, moderne et charmeur
  • L’idée d’un TLR

Boxov n’aime pas

  • Le rendu un peu trop propre
  • La méthode de mise au point
  • Le prix

Voir: La galerie d’images prises avec le Blackbird, Fly

Voir aussi: Page officielle du Blackbird, Fly sur le site de Superheadz/Powershovel

boxov remercie grandement et beaucoup l’équipe de relations publiques de Superheadz/Powershovel pour nous avoir envoyé un Blackbird, Fly en essai.

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